Ce matin je suis passée par une ‘Bootik’ de la STIB (transports en commun) afin de renouveler mon abonnement annuel. Comme il fallait s’y attendre, on m’a proposé imposé une carte Mobib (avec puce RFID). J’ai demandé s’il était possible d’obtenir un ancien modèle de carte sans puce RFID et évidemment la réponse fut “non”. Je n’ai cependant pas dû courir à un photomaton car le guichetier a gentiment proposé de scanner la photo de mon actuelle carte souche pour la faire figuer sur la carte Mobib.
Un des principes de la carte Mobib consiste à faire pointer le voyageur à chaque montée, quelle que soit sa formule de titre de transport. Donc, même si l’usager a opté pour un abonnement annuel lui offrant un accès ‘illimité’ aux transports en commun, la carte doit être validée. L’avantage certain de ce système est la tracabilité de l’usager, et certainement pas un gain de temps pour ce dernier contrairement aux idées véhiculées par la propagande de la STIB.
Je demandai donc quelles étaient les conséquences en cas de non pointage de la carte (avec abonnement annuel). Le jeune guichetier qui s’occupait de mon abonnement, incertain, s’en réfèra à un autre employé de la STIB assis derrière lui. Ce dernier me répondit qu’une telle situation serait considérée comme une infraction et que l’amende s’élèverait à 80 et des euros (je ne me rappelle plus du montant exact). Surprise, je leur demandai de la documentation, un règlement. Et on me répondit que cela figurait dans l’arrêté royal XYZ consultable dans n’importe quel commissariat de police.
A ma gauche, une mère peu inquiète par la tracabilité de cette carte s’inquièta cependant de l’amende car son fils “est un peu tête-en-l’air”. Pour ma part j’avais bien de la peine à comprendre la logique d’une telle amende. Je décidai donc d’aller au commissariat de police le plus proche pour obtenir une copie de cet arrêté royal, ou du moins le consulter.
Arrivée au commissariat, le policier avec qui je fus en contact me répondit qu’ils n’avaient aucune information à ce sujet (ce qui fut peu surprenant) : la STIB détermine elle-même son règlement, et par conséquent devrait être en mesure de me fournir toutes les informations et documents y étant relatifs.
Je retournai donc à la STIB où je fus confrontée à un autre guichetier. Je lui demandai un document complet comportant des informations sur Mobib et les infractions y étant relatives. Il me donna un petit fascicule que j’allai lire un peu plus loin.
Ce fascicule était en fait un mode d’emploi des cartes Mobib. Non satisfaite je refis la file (qui heureusement était très courte). Me voyant à nouveau dans la file, le jeune guichetier qui n’était apparemment plus en service au guichet-même sortit de la cabine et vint vers moi pour me demander ce que je souhaitais. Je réitèrai donc ma demande en précisant que je revenais du commissariat où il m’avait clairement été précisé que le règlement de la STIB était déterminé par la STIB et par conséquent qu’ils devaient être en mesure de me fournir des documents y étant relatifs.
Le jeune guichetier retourna dans la cabine pour repêcher d’autres informations. Il revint ensuite vers moi et m’expliqua que les bureaux étaient fermés et qu’ils n’étaient donc pas en mesure de me fournir ces documents. Il ajouta cependant que, en réalité, l’usager bénéficiaire d’un abonnement annuel n’encourait pas d’amende : s’ils ne disaient pas cela “personne ne pointerait”.
Je vais contacter leur centre de ‘Gestion des fraudes’ afin d’obtenir toutes les informations relatives aux fraudes, ceci afin de m’assurer qu’il ne s’agit pas encore d’un autre mensonge. Mais il y a de fortes chances pour que ces derniers propos soient les plus véridiques.
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